13ème Conférence

L’an 2018 et du 13 au 18 mars se sont déroulés les travaux de la 13ème Conférence Annuelle Ordinaire de l’EMUCI au temple « Trinité » de Yopougon-Kouté (District de Yopougon) sous la présidence de son Eminence Benjamin BONI, Bishop résident de la Conférence Annuelle de Côte d’Ivoire.

Les délégués pasteurs et laïcs représentants les 24 Districts, Organes et Institutions de l’Eglise ont participé à des échanges fructueux dans les présentations et adoptions de leurs rapports.

Les moments de dévotions, la conversation sur l’œuvre de Dieu éloquemment présentée sur le thème « Eglise et Sécurité Alimentaire : Donnez-leur, vous-même à Manger » cf. Matth.14 : 16, et le message épiscopal à la Conférence ont permis à toute l’Eglise réunie de comprendre que la pratique du christianisme social aujourd’hui doit consister à fédérer nos efforts, nos compétences et nos biens pour combattre l’insécurité alimentaire.

Il s’agit, en d’autres termes, de combattre les importantes pertes de nos productions alimentaires et répondre ainsi à la problématique de la société moderne traduite par le concept de sécurité alimentaire. Ce concept, lui-même repose sur quatre piliers fondamentaux, savoir l’Accès, la Disponibilité, la Qualité, et la Stabilité. La Sécurité Alimentaire est acquise lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante saine et nutritive qui leur permette de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Pour y parvenir, les églises locales doivent s’organiser pour produire, stoker et distribuer de manière à éviter les ruptures de stock alimentaire et la faim.

Ayant pris conscience de ce grand défis, la 13ème Conférence Annuelle Ordinaire a adopté les résolutions et recommandations suivantes qui, si elles sont exécutées, amorceront un grand changement dans la vie sociale et économique de nos populations.

MESSAGE DU CULTE D’OUVERTURE

Thème : « L’un a faim et l’autre est ivre » Lectures : Gen. 45 :1-15   et 1 Cor. 11 : 17-22

Cantiques GAD : 20, 28, 187, 200, 294, 299

Texte de Méditation : « Quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre » (1 Cor. 11 :21)

INTRODUCTION

            L’histoire biblique commence pratiquement par un repas et se termine par un autre repas. En Gen. 3 : 6, Adam et Eve goutent dangereusement au fruit défendu dans le jardin d’Eden ; mais en Apocalypse 19 : 17, 18 c’est un ange qui crie aux oiseaux : « venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu. » Et tout au long de la Bible, la nourriture joue un rôle important parce que faisant parti du quotidien de l’homme.

            Aujourd’hui frères et sœurs, nous voulons avec vous observer de plus près, l’attitude que les premiers chrétiens surtout ceux de Corinthe, ont observée dans la commémoration du dernier repas que le Seigneur Jésus a pris avec ses disciples avant sa mort.

            L’Apôtre Paul qui en a été informé, n’est pas passé par quatre chemins pour peindre un tableau des plus sombres de la manière dont ils prennent le repas du Seigneur lorsqu’il dit : « Quand on se met à table, chacun commence par prendre son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. » (1 Cor. 11 :21)

  1. Partage dans le repas du Seigneur

  1. Contexte historique

Les premiers chrétiens partageaient le repas pour imiter le dernier souper de Jésus avec ses disciples. Une telle occasion de communion fraternelle fut accueillie avec joie dès le début (Act. 2 :46). Mais à Corinthe, la sainte harmonie qui devait être ainsi exprimée avait été brisée de façon scandaleuse.

Que sert-il de se réunir si l’on ne veut pas s’unir ? Le culte alors, n’est plus qu’une comédie et la communion eucharistique dans ce cas, devient illusoire.

  1. Division à Corinthe

A Corinthe, ces agapes étaient en train de dégénérer et de perdre leur signification profonde. Chaque fidèle apportait à ces agapes sa part de provisions. Chacun s’empressait de manger ses propres provisions, sans s’inquiéter de son voisin. Les riches se régalaient sous les yeux des pauvres qui grignotaient la maigre pitance qu’ils avaient pu apporter. Le vin coulait à flot et contribuait à entretenir l’euphorie et la folie de ceux qui pouvaient s’en offrir.

L’individualisme des Corinthiens prenait ainsi une forme tangible très choquante. On avait beau se réunir, en fait on restait chacun pour soi, en privé. W. Meyer à cet effet dit : « dès que la religion devient une affaire privée, on « prive » le prochain des bienfaits de la communion fraternelle et l’on « prive » le Christ du don que chacun doit lui faire de ses biens et de sa personne. »  On se soustrait à la loi fondamentale du Royaume qui est la loi d’amour. L’égoïsme dont les Corinthiens faisaient preuve en l’occurrence, était donc un véritable sacrilège, un mépris de Christ et de son Eglise.

  1. Point de vu de Paul

Le repas du Seigneur est aussi appelé « Le festin de l’amour », mais le seul amour qu’ils démontrent ici c’est l’amour d’eux-mêmes.

Pour éviter ces dérives regrettables, Paul dit à chacun, surtout aux riches, de manger purement et simplement à la maison avant de se rendre au culte.

Autrement dit : si les riches et les membres importants de l’église agissent ainsi, qu’ils mangent d’abord suffisamment chez eux et viennent ensuite pour le repas du Seigneur, car leur attitude déshonore et afflige le Christ. Où est l’amour des frères plus pauvres ?

Certes, la solidarité qui doit s’exprimer au cours des repas communautaires n’y trouvera plus son compte, mais ce serait un moindre mal au regard de l’offense qu’on commettait alors envers le Seigneur. Or que faisait Joseph ?

  • Attitude de Joseph face à ses frères

Contrairement à l’attitude des Corinthiens, Joseph dont il est question dans notre premier texte, nous donne une belle leçon d’amour, de pardon et de partage.

  • Joseph vendu par ses frères

Joseph est vendu aux ismaélites par ces frères qui le jalousaient à cause de l’amour de leur père pour lui. En Egypte, Joseph reste fidèle à Dieu dans les moments d’épreuves et parvient au sommet de l’Etat selon le plan de Dieu.

  • Joseph nourrit ses frères

Au lieu de se saisir de son nouveau statut pour se venger, c’est plutôt lui qui accueille ses frères et son père éprouvés par la famine et les installe sur la terre fertile du pays. Méprisé et outragé, il pardonne soutient ses bourreaux.

Et je comprends qu’il se soit trouvé des penseurs pour voir en lui, un prototype de Jésus-Christ.

  • Ce que le Seigneur attend de nous aujourd’hui

  • Situation des pauvres aujourd’hui

Aujourd’hui, plusieurs personnes font le tour des restaurants pour récupérer des restes d’aliments. Cette collecte n’est pas toujours destinée aux chiens comme certains le prétendent.

Plusieurs malades n’ayant pas de moyens pour se soigner préfèrent attendre tranquillement la mort chez eux.

Sous nos yeux, des élèves et étudiants se voient dans l’obligation d’arrêter leurs études faute de moyens. Ceux qui décrochent aux prix de mille sacrifices leurs diplômes sont condamnés à être des sans-emplois.

Et la vie continue…Frères et sœurs, le Seigneur nous appelle à voler au secours des pauvres.

  • Ce que le Seigneur nous dit aujourd’hui

Malheureusement, j’entends dire que nous n’avons pas suffisamment de nourriture pour en offrir. Je ne crois pas que les contemporains de Jean-Baptiste soient plus nantis que nous. Rappelons-nous la réponse que le précurseur de Jésus leur a donnée lorsqu’ils lui ont posé la question de savoir ce qu’ils doivent faire. Il leur a dit : Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n’en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même.(Luc 3: 10-11)

L’Eternel par l’entremise du Prophète Esaïe dit : « Voici le jeûne auquel je prends plaisir : (…)  Partage ton pain avec celui qui a faim, et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ; si tu vois un homme nu, couvre-le, et ne te détourne pas de ton semblable. » (Esaïe 58 : 6, 7).

Jacques pour sa part, dit : « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » (Jacq 2 : 15 – 16).

  • Organisation de l’Eglise
  • Offrir des bourses d’études à des étudiants ;
  • Financer les petits projets des fidèles ;
  • Aider les malades à acheter leurs médicaments ;
  • Notion de partage dans notre vie de tous les jours ;
  • Partager au rendez-vous de la Galilée ;
  • Offrir des présents à la fête de Noël.
  • Se méfier cependant des voleurs.(les partisans du moindre effort)

CONCLUSION

            Si nous avons trouvé grâce aux yeux de l’Eternel, il attend de nous un geste, un signal fort pour le bien des autres. Oui, mon frère, ma sœur…

Dieu seul peut créer ; mais il t’appartient de mettre en valeur ce qu’il crée.

Dieu seul peut  donner la vie ; mais il t’appartient de la transmettre et de la respecter.

Dieu seul peut donner de croire ; mais il t’appartient d’être un signe de Dieu pour ton frère.

Dieu seul peut donner d’aimer ; mais il t’appartient d’apprendre à aimer ton frère.

Dieu seul peut donner la paix ; mais il t’appartient de sourire.

Dieu seul peut faire un miracle ; mais il t’appartient d’apporter tes cinq pains et tes deux poissons.

Dieu seul se suffit lui-même ; mais il a voulu avoir besoin de chacun de nous.

Tant que tu continueras de dire que tu es occupé ; eh bien, tu ne seras jamais libre.

Tant que tu continueras de dire que tu n’as pas le temps ; eh bien, tu n’auras jamais le temps.

Tant que tu continueras de dire que tu le feras demain ; eh bien, ton demain ne viendra jamais. Que le Seigneur nous bénisse. Amen.

Rév. Pasteur Frédéric AGBA

Pasteur Principal en charge du District de Daloa

MESSAGE EPISCOPAL

La grâce et la paix vous soient multipliées au nom de notre Seigneur Jésus, l’Immanuel, Dieu avec nous. Amen !

Je voudrais en tout premier lieu, rendre honneur et gloire à notre Dieu qui permet la tenue de cette 13ème Conférence Annuelle Ordinaire de l’Eglise Méthodiste Unie Côte d’Ivoire, en ce jour béni de mercredi 14 Mars 2018 au temple Trinité  de Yopougon Kouté ; temple qui a abrité les Synodes ordinaires de notre Eglise en 1978 et 1987.

Merci au Très Révérend Pasteur Esaïe M’YE, Surintendant et à tout le District de Yopougon.

Merci à la communauté d’adoration de Kouté et à son pasteur, le Très Révérend Pasteur Josué AFFI ;

Je salue chaleureusement tous les délégués Pasteurs et Laïcs, et tiens à vous adresser mes remerciements pour votre engagement avec zèle dans la mission à nous confiée par le Seigneur.

Chers délégués, nous voici à nouveau au grand rendez-vous annuel au sommet de notre Eglise. C’est un moment de rencontre, de partage d’expériences à travers les comptes rendus de mission ou de bilan annuel d’activités ; un moment de réflexions et de décisions pour la consolidation des acquis et pour les orientations nouvelles. Ce rendez-vous se tient généralement dans le temps de carême, moment où le chrétien est invité à une démarche de vérité qui permet de se réconcilier avec soi-même, avec les autres et avec Dieu, trois relations dont chacune conduit aux deux autres.

Un moment pour approfondir notre vie spirituelle, pour avancer ensemble sur le chemin de la fidélité à Dieu qui nous rend à nouveau disponibles les uns et les autres pour son service.

C’est l’occasion pour moi de vous traduire Pasteurs et Laïcs, mon infinie reconnaissance pour la collaboration à divers niveaux dans l’accomplissement de l’œuvre qui nous est commune dans la fidélité au Seigneur.

  • Le calendrier ecclésiastique 2017

Le Bishop, en plus des charges que lui impose sa fonction d’administrateur de l’Eglise sous l’inspiration du Saint-Esprit, a pu effectuer des visites programmées ou circonstancielles :

Au niveau externe :

  • Au Conseil des Bishops à Dallas (USA) en Mai 2017 ;
  • Conseil des Bishops à Epworth (USA) en Octobre 2017 ;
  • Cabinet élargi des Conférences Juridictionnelles des Etats-Unis à Jacksonville en Octobre 2017.

Au niveau interne :

  • Dédicace du temple d’Aboudé Mandéké (District d’Agboville) le 07 Janvier 2017 ;
  • Journée de l’Unité Chrétienne à Grand-Bassam le 22 Janvier 2017 ;
  • Journée de la Communication à Grand-Bassam le 19 Mars 2017 ;
  • Dédicace du temple d’Adiapoté (District de Yopougon) le 27 Mai 2017 ;
  • Culte (annuel) avec la Communauté Bambara à Dabou le 04 Juin 2017 ;
  • Cultes d’actions de grâces des Pasteurs DJEDJI Josué et EHUA Hugues à MONGA ; ODESSI Claude à Akoupé Zeudji le 29 Octobre 2017 ;
  • Inauguration du Centre d’Hémodialyse de l’Hôpital Méthodiste de Dabou le 20 décembre 2017 ;
  • Visite à l’étudiant Pasteur Ezéchiel DAGRA quelques semaines avant son décès;
  • Inhumation du Révérend Pasteur Lazare GRAH à Liboli le 07 Avril 2017 ; et célébration de Pâques 2017 avec la communauté profondément éprouvée de Liboli.
  • Inhumation de l’étudiant Pasteur KOUAKOU Achille à Toumodi le 22 Septembre 2017 
  • Inhumation du père du Très Révérend Pasteur Raymond-Claude AKAFFOU, à Gogobro le 11 novembre 2017 ;

A toutes ces familles éplorées avec qui, nous partageons l’espérance de la résurrection à la vie éternelle par Jésus-Christ notre Sauveur, nous renouvelons l’expression de nos condoléances dans le Seigneur.

Dans la marche de notre Église, des faits ont marqué l’année ecclésiastique 2017 début du quadriennat 2017-2020 à savoir :

  • Les élections et nominations des responsables des structures de l’Eglise locale à la Conférence.

Comme vous le savez, selon les règlements généraux, les postes de responsabilités dans les structures de l’Eglise sont pour des mandats de quatre (04) ans renouvelables une fois, soit huit (08) ans à l’exception de celui du Bishop qui est de quatre (04) ans renouvelable deux (02) fois soit douze ans.

Nous exprimons notre infinie reconnaissance aux frères et sœurs qui se sont retirés aux termes de leurs missions et adressons toutes nos félicitations aux anciens qui ont été reconduits, et aux nouveaux élus ou nommés. Nous vous exhortons tous à travailler et à continuer de le faire dans la foi, l’amour, l’intégrité et la transparence pour le bien de l’Eglise.

Bien-aimés, vous êtes appelés dans la gestion de l’Eglise à un plus haut degré d’intégrité que dans la gestion des affaires dans le monde.

Les cinq cents (500) ans de la Réforme Protestante fêtés le 30 Octobre 2017, nous rappellent l’intégrité qui a caractérisé le chrétien protestant cité en exemple par le passé dans la gestion des biens de la communauté. Nous pouvons, nous aussi relever ce défi de l’intégrité pourvu que comme eux, nous soyons réellement habités par l’humilité qu’inspire  la crainte de Dieu. Dès lors, par nos actions, nous contribuerons à la réalisation de la vision missionnaire de notre Eglise. Cette vision missionnaire, est-il besoin de le rappeler, est fondée sur trois (03) axes d’évangélisation : l’évangélisation par la parole, l’évangélisation par les actes et l’évangélisation par les œuvres. Cette vision missionnaire est en phase avec la plupart des grandes priorités de la Conférence Générale de l’Eglise Méthodiste Unie du monde. Permettez-moi à nouveau de rappeler quelques unes de ces priorités :

  • Le développement du leadership au sein de notre Eglise ;
  • L’évangélisation par l’implantation des nouvelles communautés et la construction des temples ;
  • L’éradication des maladies liées à la pauvreté telles le VIH-SIDA, la tuberculose et le paludisme ;
  • L’éradication de la pauvreté par la mise en œuvre de projets générateurs de revenus.

Concernant le développement du leadership au niveau national, il y a eu :

  • La consécration de dix-neuf (19) nouveaux Pasteurs de l’EMUCI. Nous réitérons à tous ces Pasteurs de la 5ème Promotion, nos chaleureuses félicitations dans le Seigneur et implorons sur eux, la grâce du Tout-Puissant pour le succès de leur ministère pastoral ;
  • Neuf (09) autres sortis de l’ISTHA sont affectés pour leur proposanat. Que le Seigneur les assiste pour que ce proposanat débouche sur leur consécration qui fera d’eux des Pasteurs de l’EMUCI.
  • Au niveau de la Direction Générale des Ecoles Méthodistes, du Conservatoire Méthodiste des Arts et Métiers de Côte d’Ivoire et de l’Université Méthodiste, les résultats sont toujours encourageants. C’est ici le lieu de féliciter à nouveau tous les acteurs du système éducatif pour leur précieuse contribution au rayonnement de l’Eglise.

Sur le plan international:

  • Le Partenariat des Ecoles du dimanche entre les Eglises  du Bénin – Côte d’Ivoire – Ghana  et Togo se porte bien avec participations aux  différents camps bibliques de vacances.
  • Notre Eglise a abrité en 2017 à la Maison de l’Espérance :
    • La formation sur le leadership sous l’égide d’ILI ;
    • La Conférence du Réseau mondial des Radios Méthodistes ;
    • Les Conférences conjointes de :

  • L’Association des Universités Africaines Méthodistes et Instituts d’enseignement Théologiques ;

  • L’Association des Universités Africaines Méthodistes et Institutions de l’Enseignement Supérieur.

Sur le plan de l’évangélisation :

  • L’Eglise est à l’œuvre et dans son souci de mettre à exécution cette recommandation du Seigneur Jésus après sa résurrection et avant son ascension : « Allez, faites de toutes les nations mes disciples. » Cf. Mathieu 28/19, en décembre dernier, nous, membres de la Conférence Annuelle avons autorisé à l’unanimité l’ouverture de la Mission Méthodiste au Mali et au Burkina Faso.
  • De 17 Districts jusqu’à l’année dernière, notre Conférence a connu une nouvelle recomposition et est passée à 24 Districts dont 16 ordinaires et 08 missionnaires. Nous félicitons et encourageons les nouveaux Districts à se mettre au travail pour rendre notre Eglise encore plus performante.

Sur le plan de la Santé :

  • Grâce à la solidarité santé CEVAA, l’unité d’Hémodialyse de l’Hôpital Méthodiste de Dabou a été inaugurée le 20 décembre 2017 ;
  • L’Unité d’Ophtalmologie de Daloa va bientôt voir le jour. Nous poursuivons notre partenariat avec l’ONG SOUNYEGNON (bien-être en senoufo) et RACH Gagnoa. Toujours dans le cadre du partenariat avec CBM qui a comme acteurs : l’EMUCI – le Ministère de la Santé et le Département d’Ophtalmologie de l’Université de Cocody, c’est le Centre Bartimée de Dabou qui livre les consommables aux CHU de Korhogo et Treichville et aux CHR d’Abengourou et de Yamoussoukro.  Nous disons notre infinie reconnaissance à tous les acteurs de la Santé pour tout le travail accompli.

Distingués délégués à la 13ème Conférence, notre Eglise depuis quelques années ne cesse de mettre l’accent sur la quatrième priorité à savoir : l’éradication de la pauvreté avec des thèmes tels :

  • Une Eglise, un projet au moins ;
  • Femmes Méthodistes pour l’éradication de la pauvreté ;
  • Jeunesse Méthodiste entreprenante

Et pour l’année 2017 : Allez donc ! Pour un accompagnement réussi de la lutte contre la pauvreté.

Les présentes assises de notre Conférence Annuelle Ordinaire seront pour nous l’occasion et le lieu de faire le bilan de ce parcours, ou de rendre compte des initiatives prises dans ce domaine au niveau des églises locales, des Districts et de la Conférence durant l’année 2017. D’avance j’adresse à nouveau mes félicitations et mes remerciements aux collègues Pasteurs, au Président National des Laïcs, le Professeur Louis ABOUA et ses collaborateurs, à tous les laïcs pour toutes les initiatives prises. Je voudrais en votre nom à tous, féliciter spécialement le Président du Conseil des Finances et d’Administration Monsieur Joël ATCHORI qui à la suite de ses prédécesseurs est entrain avec son équipe d’apporter sa touche pour stabiliser et améliorer nos finances.

Que dire de notre thème de l’année 2018 ? « Eglise et Sécurité alimentaire : donnez-leur vous-même à manger » Cf. Mathieu 14 :16. La conversation sur l’œuvre de Dieu va nous éclairer à ce sujet.

Fidèle à sa vision de libération de tout l’homme et de tout homme, l’Eglise poursuit son combat de la lutte contre la pauvreté dans l’esprit d’un Christianisme social.

En effet, le christianisme social, pratique qui se caractérise par le souci de donner une réelle portée sociale et économique à l’annonce de l’Evangile continue son chemin après Jésus-Christ. L’Eglise exerce encore une influence positive sur la société pour y produire un changement qualitatif à partir des valeurs et principes bibliques. Elle prône une société juste, une société équitable.

De nos jours, même si le christianisme social a beaucoup perdu de sa visibilité et de son influence, l’esprit de la Réforme et du Réveil qui va donner naissance au Méthodisme, nous invite à être en quête d’une spiritualité renouvelée et compatible avec la réalité de la vie quotidienne moderne.

La Réforme Protestante met l’accent sur la théologie humaniste où la dignité et la responsabilité sont des valeurs théologiques fondamentales. Cela a pour conséquence « d’être là » pour les autres. Et c’est ce que nous révèle notre thème de l’année 2018 « Eglise et Sécurité alimentaire : donnez-leur vous-même à manger », où l’amour de Dieu est pour tous les hommes, mais bien plus, Il nous veut toujours et tous à l’œuvre en fédérant nos efforts, nos compétences et nos biens pour répondre à une problématique de la société : la sécurité alimentaire. Mais, qu’est-ce que la sécurité alimentaire ?

Dans une approche définitionnelle, la sécurité alimentaire est une situation qui garantit à tout moment à une population l’accès à une nourriture à la fois sur le plan qualitatif et quantitatif. Cette nourriture doit être satisfaisante pour assurer une vie saine et active, compte tenu des habitudes alimentaires. La sécurité alimentaire existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, la possibilité physique, sociale et économique de se procurer une nourriture suffisante saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et préférences alimentaires pour mener une vie saine et active. Telle est la définition formelle du concept de la Sécurité alimentaire selon le Comité de la Sécurité alimentaire mondiale. Cette définition a été adoptée par un consensus international depuis le Sommet Mondial de l’alimentation réuni à Rome / Italie en 1996. La sécurité alimentaire renferme quatre piliers qui sont : l’accès, la disponibilité, la qualité, la stabilité :

  • L’ACCES : la capacité de produire sa propre alimentation et donc de disposer des moyens de le faire, ou la capacité d’acheter sa nourriture et donc de disposer d’un pouvoir d’achat suffisant pour le faire ;
  • LA DISPONIBILITE : les quantités suffisantes d’aliments qu’ils proviennent de la production intérieure, des stocks, d’importations ou d’aides ;
  • LA QUALITE : des aliments et des régimes alimentaires des points de vue nutritionnels, sanitaires mais aussi socioculturels ;
  • LA STABILITE : des capacités d’accès et donc des prix et du pouvoir d’achat, des disponibilités et de la qualité des aliments et des régimes alimentaires.

Chers délégués, si l’Eglise doit réfléchir et apporter sa contribution pour l’amélioration de la sécurité alimentaire, cela sous-entend qu’il y a insécurité alimentaire.

Aujourd’hui, il y a plus d’un milliard de personnes dans le monde souffrant de la faim dont 98% vivent dans les pays en développement.  L’Afrique subsaharienne connaît la plus forte concentration d’insécurité alimentaire parmi toutes les régions du monde.

Le 23 novembre 2017, dans le cadre du lancement du programme sur les pertes après récoltes et l’agro-industrie (PHAD), le représentant FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) Germain DASYLVA a signifié que la « Côte d’Ivoire fait 30 à 50% de pertes après récoltes/ C’est, déplore-t-il, énorme pour un pays qui a un déficit de 20.000 T/an de poissons » Quant au Ministre ivoirien de l’Agriculture et du Développement rural Mamadou COULIBALY Sangafowa, il affirme que « la banane plantain, le manioc, l’igname, les légumes et le riz enregistrent chaque année respectivement des pertes post-récoltes de 40% ; 30-40% ; 30 à 40% et 30%.

Des réalités de l’insécurité alimentaire nul n’en est exempté. Alors que peut donc faire l’Eglise pour contribuer à changer la situation ? Certes, Eglise, nous n’avons que peu de pouvoir et de moyen pour faire changer les choses. Mais, nous connaissons la symbolique de la goutte d’eau dans l’océan des besoins; chaque fois que nous agissons pour une meilleure répartition des richesses dans le monde, nous rajoutons une goutte et nous participons à l’œuvre initiée par Jésus. Des initiatives de méthodistes au plan cultures vivrières naîtront dans ce sens. Une invitée prendra la parole à ce sujet avant la fin des travaux. Encore faut-il entreprendre d’une part la formation du Peuple relativement à l’alimentation et d’autre part la sensibilisation à la lutte contre le gaspillage de la nourriture. Jésus nous en a donné l’exemple (Mathieu 14)

Les perspectives :

  • Le projet de construction du Grand-Temple ; le Président du Conseil des Propriétés nous en parlera ;
  • Le besoin impératif de construction de nouveaux presbytères ;
  • L’opération de construction de Temples dans les champs missionnaires et les nouveaux quartiers qui se créent ; le groupe Mission Victoire est à féliciter ;
  • La construction de lieux de culte appropriés pour le culte d’enfants dans chaque église locale ;
  • Le rayonnement de la Radio Méthodiste « La voix de l’espérance » au plan national et international ;
  • La mise en place de la Télévision Méthodiste ;
  • La fin du recensement des fidèles méthodistes sur toute l’étendue du territoire national ;
  • L’inventaire exhaustif du Patrimoine mobilier et immobilier de l’Eglise ;
  • La mise en place du manuel de procédure de gestion ;
  • L’adoption des travaux du Colloque Scientifique ;
  • L’organisation, cette année de la Foire Méthodiste.

« Eglise et Sécurité alimentaire : donnez-leur vous même à manger ».

Peuple de Dieu Méthodiste, le Seigneur Jésus nous invite à nous inscrire dans l’agir pour aider ceux qui sont démunis. Ne soyons pas paralysés par la crainte de n’avoir pas assez à donner. Jésus nous dit  que ce que nous avons est suffisant. Qu’il nous aide à trouver et proposer des solutions concrètes qui conduisent à la sécurité alimentaire en notre sein et autour de nous. En avant avec Jésus-Christ l’Espérance du monde.

Bishop Benjamin BONI

Président de la 13ème Conférence

CONVERSATION SUR L’ŒUVRE DE DIEU

        L’Église a la mission d’éveiller les consciences car l’Eglise  se propose de conduire la Nation ivoirienne à la sécurité alimentaire en faisant en sorte que la production locale en denrée alimentaire soit au moins égale au besoin en consommation dans un avenir proche et atteindre la souveraineté alimentaire à travers un stock de sécurité permettant la résilience[1]  de la société. D’où le thème de cette année ecclésiastique 2018 : « Église et sécurité alimentaire : Donnez-leur vous-mêmes à manger » Matthieu 14 :16. Pour développer ce thème nous nous sommes appuyés sur le texte de Matthieu 14 : 15-21.

  1.  

Informé de la mort violente de Jean-Baptiste, Jésus s’isole dans la contrée de Bethsaïda. Face à une foule désorganisée, livrée à elle-même, sans la moindre précaution, scrutant un regard, une écoute attentive, Christ apparaît comme le soutien attendu. C’est la livraison du Pain spirituel en termes d’enseignements et de guérisons des malades. Par la suite les disciples du Christ tentent de se décharger sur leur Maître. Ils ne pensent qu’à renvoyer cette foule affamée et affaiblie. Jésus-Christ sachant que ses proches collaborateurs n’ont pas de nourriture les pousse cependant à agir en disant : Ils n’ont pas besoin de s’en aller ; donnez-leur vous-même à manger ».

Au travers des disciples, Jésus voyait son Eglise à naître et à poursuivre son œuvre. Alors qu’est-ce que l’Église ? Qu’a-t-elle ? Que doit-elle faire ? Pourquoi et comment doit-elle résoudre le problème de la sécurité alimentaire ?

  1.  

Selon le Très Révérend Docteur Marcel G. TATA « Du point de vue étymologique, le mot grec traduit par Église en français est ekklêsia. Il est issu de deux termes grecs : ek (hors de) et klêsia forme passive du verbe kalein ou kaleô (appeler). Ekklêsia (ou ecclesia) signifie donc être appelé hors de [2]». L’Église est donc le rassemblement des êtres humains qui se sont laissés atteindre par une parole et qui, à cause de cette parole sont sortis de leurs enfermements pour confesser avec hardiesse que Jésus-Christ est leur Seigneur et leur Sauveur.

  1.  

L’Église soutient, depuis sa naissance, la thèse de la transformation qui affirme que le disciple du Christ est appelé à exercer une influence positive sur la société pour y produire un changement qualitatif en se fondant sur les valeurs et les principes bibliques. L’Église est donc dans la dynamique de la cogestion de notre société avec nos différents États, chaque institution selon ses lois.

  1.  

D’abord l’Église est Organique lorsqu’elle révèle sa Puissance spirituelle en arrêtant la dichotomie entre le spirituel et le matériel.

Ensuite elle n’a pas peur du développement dans lequel donner et s’occuper des faibles et des pauvres est un signe de spiritualité car nourrir parfaitement les âmes étant devenues une chose intentionnelle et non accidentelle (Jacques 1 :27).

Par ailleurs  l’Église joue alors un rôle prophétique en critiquant l’état de la société et même en dénonçant les dérives de l’État à l’effet de provoquer une transformation au sens d’anticipation des biens eschatologiques.

In fine, en tant que lumière de la terre, l’Église est censé aider les pèlerins terrestres à discerner le vrai chemin créant l’amour où règne la haine, apportant l’espérance où domine le désespoir. D’où l’impératif « Donnez-leur vous-mêmes à manger »

  1.  

Face à elle  se trouvaient des disciples insatiables, regardant ailleurs, regardant « la montre » et voyant alors l’heure avancée. Il est tard, la fatigue de la journée se fait sentir et la foule a faim. Il faut donc la renvoyer. Il faut vite quitter ce lieu désert. Il n’y a rien ici pour subvenir aux besoins des personnes qui pourtant ne réclament rien.

Le Maître de l’abondance et de la multiplication voit un autre tableau. Pour lui c’est la sécurité alimentaire car il aime cette foule. Et aimer pour lui, c’est rejoindre l’autre dans son bonheur ou dans son malheur. Il croit alors à « l’accès pour tout le monde et à tout moment à une nourriture en suffisance afin de mener une vie active et saine ». D’où le mot d’ordre suivant à son équipe de mission : « Donnez-leur vous-mêmes à manger ».

L’Église doit découvrir dans ce récit ce que devrait être son action. D’où les trois (3) ‘’C’’ qui suivent

1er ‘’C’’,  Commandement divin : Donnez à manger

L’Église a obligation de se dépouiller des trésors, des talents et des compétences qu’elle a reçu pour les partager, les offrir généreusement et amoureusement. Elle doit marcher à la rencontre des foules pour leur donner un peu d’elle. L’Église doit se dénuder pour vêtir la population, pour l’enrichir. L’offrande qu’elle fait à cet effet n’est plus alors un geste aisé surtout quand elle n’a que peu à partager… cela nécessite parfois un dépassement, un surpassement. Mais c’est en extrayant ce trésor du tréfonds de l’âme et en l’abandonnant aux autres que l’on reçoit avec une abondance plus grande encore. C’est donc le don de notre profondeur à la souffrance, à la solitude, au manque qui deviendra pain pour ces êtres en attente ; c’est notre générosité d’accueil, d’écoute, de présence à l’autre, notre communion véritable avec les cœurs des autres qui seront rassasiement pour la foule affamée.

2ème‘’C’’, Communauté des richesses humaines : Donnez-leur à manger

L’Église doit agir dans l’optique d’asseoir la communauté car si la vie moderne a tendance à faire de nous des êtres superficiels tournés vers l’extériorité, il ne faut pas non plus que l’intériorité et la spiritualité qui devraient nous rétablir à l’endroit consistent en une paisible contemplation de soi. La communauté que l’Église doit bâtir est alors la fraternité réelle de ses membres, supposant leur transformation et leur transfiguration et impliquant par conséquent la liberté alors que la collectivité en revanche, signifie une agrégation forcée et mécanique des hommes, leur subordination à une pseudo-réalité se trouvant en dehors d’eux et au-dessus d’eux. Dans la collectivité les membres sont étrangers l’un à l’autre et solitaires, alors que dans la communauté c’est le règne de l’unité, de la complicité et de la complémentarité dans l’action.

3ème ‘’C’’, Coopération active : Donnez-leur vous-mêmes à manger

Pour ce pique-nique nocturne, les disciples conseillèrent à Jésus de renvoyer la foule révélant ainsi leur désarroi et leur incapacité totale à pouvoir aux besoins matériels de cette multitude. Mais le Christ pensant différemment leur donna l’ordre de les nourrir eux-mêmes ; d’où le Vous-mêmes  injonctif. Un recoupement des narrations des quatre (4) évangélistes (Matthieu 14 : 15-21, Marc 6 : 35-44, Luc 9 : 12-17 et Jean 6 : 5-13) montre qu’il s’agit de quatre (4) types d’acteurs ou d’actionnaires qui ont agi en un formidable réseau pour juguler cette crise alimentaire.

  • Philippe qui a montré son talent de gestionnaire en estimant qu’il fallait dépenser au moins 200 deniers – le denier est le salaire journalier d’un ouvrier à cette époque –  soient huit (8) mois de salaire d’un ouvrier pour couvrir la dépense du jour.
  • André va plus loin que Philippe avec des solutions pratiques. En Manager compétent il déniche une source de financement pour assurer la sécurité alimentaire ordonnée par le Maître. C’est un garçon ayant cinq (5) pains et deux (2) poissons. Mieux il le convainc de faire un apport en nature à 100% de son avoir.
  • Le donateur anonyme qui a gardé son avoir jusqu’à cette heure tardive s’est contenté du Pain spirituel donné par le Christ. Il se singularise par sa capacité d’épargnant téméraire et d’investisseur audacieux. Car il offre tout ce qu’il a. Les autres disciples devenus anonymes pour la circonstance (Pierre, Jacques, Jean…) ont laissé André conduire le garçon et son offrande vers le Christ sans s’opposer. Ils ont compris la maxime selon laquelle « la parole est d’argent, le silence est d’or » et l’action est de diamant.

  1.  
  2.  

1er ‘’V’’ : Vision missionnaire

Hameaux, villages et villes de la Côte d’Ivoire et des pays limitrophes doivent alors recevoir des autels du Christ en termes de lieux de cultes, de presbytères et d’infrastructures socio-éducatives de la part de l’Église centenaire.

2ème ‘’V’’ : Valorisation de l’EMUCI

Il fallait donc cesser de faire de l’ÉMUCI un système social artificiel en investissant davantage dans le développement de nos compétences pour élever et aiguiser les esprits financiers, intellectuels et spirituels des Méthodistes. A travers l’ouverture de l’ISTHA et de l’Université Méthodiste auxquels s’ajoutent chaque année aux synodes et à la conférence ordinaire la conversation sur l’œuvre de Dieu, l’intelligentsia méthodiste est dans l’obligation d’acquérir de nouvelles connaissances, de se réinventer sans cesse pour être la Vitrine de la société ivoirienne.

3ème ‘’V’’ : Volonté d’entreprendre

 Du latin voluntas, la volonté est la faculté de déterminer librement ses actes et de les accomplir, c’est la fermeté avec laquelle on exerce cette faculté, c’est la détermination. La volonté d’entreprendre veut alors dire qu’il faut arrêter à partir de cette treizième Conférence Ordinaire nos phrasés mélodiques « une église, un projet » «  Femme méthodiste, pour l’éradication de la pauvreté »…et capitaliser tout le background reçu lors des enseignements sur ces thèmes. Cessons alors de travailler pour les entrepreneurs en devenant nous-mêmes des entrepreneurs. Cessons d’être partout des employés pour devenir des employeurs. Car même les plus petites églises locales peuvent investir et tout petit investissement peut donner un grand Retour sur Investissement (RSI).

  •  

« En pleine eau avec Jésus-Christ, l’Espérance du Monde », son « trompétique[3] » sonné par la plus haute autorité de la Conférence Annuelle de l’EMUCI, a engagé tous les chrétiens méthodistes à l’instar de la trompette de Jéricho. Son de la conquête, son de la victoire, son de la libération, l’EMUCI doit éviter d’être absente au rendez-vous de son propre triomphe gracieusement octroyé par le Dieu des Armées. C’est pourquoi, nous devons nous lever et entrer en action par au moins trois (3) « I ».

  •  

1er ‘’I’’ : Initiative

L’Initiative de l’Eglise signifie saisir le moment, maitriser la crainte et annoncer notre Foi.

  1.  

Quoique nous fassions, Intelligentsias méthodistes, faisons-le dès cet instant. Ne disons plus : « L’année prochaine, je vais prendre un nouveau départ …Le mois prochain, je vais prendre un nouveau départ… » C’est maintenant ou jamais. Saisissons le moment !

Pourquoi devons-nous arrêter de reporter toute chose ? Pourquoi devons-nous commencer à faire ce que nous savons déjà être la meilleure chose ?

Dieu a conduit chacun de nous ici à Yopougon Kouté, pour nous dire dans toute sa Trinité : « Arrêtez de trouver des excuses. Lancez-vous. Vous ne pouvez plus continuer à remettre le royaume de Dieu à demain. Saisissez le jour et cessez de tout remettre à plus tard. »

  1.  

Dieu nous demande de faire quelque chose d’encore plus grand que ce que nous avons déjà pu réaliser. Différent  de ce que nous avons déjà fait. Il nous demande de dépendre de Lui d’une manière que nous n’avons jamais faite avant.

  1.  

L’initiative de l’Eglise est l’annonce de sa Foi qui apporte une réponse aux besoins de l’Homme, de l’être humain, de la créature de Dieu. L’EMUCI doit donc prendre des initiatives.

2ème ‘’I’’ : Innovation

L’Eglise a la capacité divine de création et doit innover. C’est pourquoi, être le sel et la lumière de la terre signifie aujourd’hui, créer, innover pour apporter une réponse, une solution à la misère du monde.

3ème ‘’I’’ : Investissement

L’Église est aussi le champ de Dieu et chaque membre de l’Église est assimilé à un laboureur, quelqu’un qui met ou investit  ce qu’il est, ce qu’il a et ce qu’il sait faire, pour que la productivité soit amplifiée. L’Eglise est donc une structure qui nécessite des investissements individuels et collectifs.

Tout ce qu’on investit dans le champ de Dieu, profite aussi bien à Dieu, qu’à nous:

  • L’investissement de chacun fait avancer le royaume de Dieu
  • L’investissement de chacun profite à l’Église et accroît son impact sur notre société
  • L’investissement de chacun profite au Pasteur, qui deviendra de plus en plus efficace et productif
  • L’investissement profite à chaque membre de l’Église, sans exception : En tant que champ de Dieu et structure d’investissement, la croissance et la stabilité de l’Église font appel à trois sortes de ressources:
  • Les ressources spirituelles  (le Saint Esprit)
  • Les ressources humaines (les Hommes en quantité et en qualité)
  • Les ressources financières et matérielles (abondamment)

Ces trois types de ressources sont indispensables pour la croissance de l’Eglise.

LES LEÇONS

Honorables délégués de la 13ème Conférence Ordinaire, L’ÉMUCI veut regarder dans ses locaux parce qu’elle prêche l’atemporalité du Dieu Multiplicateur et qui pourvoit toujours.

Ensuite beaucoup de nos églises locales sont dans la médiocrité parce qu’elles laissent assez de place pour la logorrhée[4] oubliant que les versets bibliques appris par cœur et récités ne nous isoleront jamais du monde cruel et rude de l’argent. D’autres continuent leur marche médiocre parce que trop de mains malintentionnées de certains responsables se glissent régulièrement dans les poches de ces églises en toute impunité et pour leurs besoins personnels.  D’autres encore sont devenues des lieux où les désespérés s’enracinent dans l’éducation de la médiocrité pour humilier Dieu par leur témoignage d’éternels assistés offrant au monde l’image de l’Église comme l’endroit où les fidèles sont mis sur les pailles quand les comptes des riches païens passent à la moulinette.

Enfin c’est une invitation à avoir un méga impact dans ce monde perdu et mourant. Notre animation et administration des églises locales doivent confirmer que nous n’avons plus peur du développement dans lequel donner et s’occuper des faibles et des pauvres est un préalable, une actualité et un impératif injonctif. Pour ce faire nous avons tous besoin d’une éducation séculière selon Daniel 9 : 2 et 2 Timothée 4 :13.

L’heure est déjà venue où l’ÉMUCI doit comprendre que ce n’est pas le dur labeur ou l’argent thésaurisé ou la multiplication des offrandes qui donnent la sécurité alimentaire, mais ce que nous savons et faisons de l’argent obtenu. On ne le dira jamais assez : la clé de la sécurité alimentaire réside dans l’éducation en général et dans l’éducation financière en particulier. Si nous continuons dans ce cas à refuser d’observer les tendances en omettant de cueillir les leçons relatives au passé, les nouvelles du présent et les perspectives, nous serons dans notre quotidien en mode PANIQUE. Pire, nous nous battrons à chaque renouvellement des instances de nos églises pour vouloir les titres ronflants sans une vision de sécurité alimentaire.

Honorables délégués, l’ère de l’information dans laquelle notre Église se trouve actuellement est une ère de changement qui exige la flexibilité.

C’est pourquoi chaque église locale doit s’approprier ce thème en refusant de vivre solitaire dans la logique de perpétuer la thésaurisation et/ou d’investir dans des actifs sur lesquels nous ne pouvons exercer aucun contrôle ou levier financier

CONCLUSION : THEORIE DE L’IDE

L’EMUCI doit s’engager résolument dans la sécurité alimentaire, arme essentielle de la lutte contre la pauvreté en décidant de trois actions fondamentales

  1. Institutionnaliser l’action 
  2. Donner la priorité à l’investissement.
  3. Élaborer un plan stratégique de développement économique 

L’équipe de présentation

Révérends Pasteurs Désiré OBRO, Becken KOKOBE et M. Joël Yves DIRABOU

MESSAGE DU CULTE DE CLOTURE

Thème : ‘’Donnez-leur vous-même à manger !’’

TEXTES : Exode 16 :4-17/1 Corinthiens 4 : 6-9 / Matthieu 14 : 13-21

INTRODUCTION

  • Salutations …

Abraham MASLOW, célèbre psychologue américain, a établi une échelle des besoins humains. Et d’après lui, le besoin de se nourrir vient en premier lieu avec celui de se vêtir, de boire, de se loger.

Le Seigneur Jésus, lors de sa mission terrestre a fait du besoin de l’homme en nourriture une préoccupation au point de demander à ses disciples de nourrir plus de 5000 personnes fatiguées et surtout affamées : « donnez-leur vous-mêmes à manger » leur a-t-il lancé (Matthieu 14 :16).

  • Selon l’évangéliste Matthieu, dans quel contexte Jésus a-t-il fait une telle injonction embarrassante ?
  •  Quel message voulait-il laisser à ses disciples ?
  • Ce message garde-t-il son actualité pour nous aujourd’hui ?

  1. CONTEXTE

Après l’exécution de Jean Baptiste et informé de sa mort, Jésus, voulant éviter un conflit ouvert, se retire dans le désert. Mais les populations l’ayant appris affluent vers lui. Il les soulage de leurs différents maux. Au soir, les disciples font le constat amer et proposent leur approche au Maître : « Renvoie les gens chez eux, ils ont faim. On veut bien être gentil, mais on n’est pas non plus les restos du cœur » (paraphrase). A cela Jésus répond : « Débrouillez-vous, donnez-leur vous-mêmes à manger » ; pourrait-il leur lancer. Vous imaginez un peu l’étonnement et la gêne des disciples ?

 Le Seigneur va alors se saisir de cinq pains et deux poissons pour opérer l’un des miracles significatifs de son ministère terrestre : la multiplication du pain.

L’expression ‘’donnez-leur vous-mêmes à manger’’ renvoie à l’idée de satisfaire au besoin alimentaire des personnes intéressées.

En face de la foule affamée du Pain du ciel, la Parole de Dieu, et qui commençait à l’être du pain terrestre, Jésus dit simplement : « Donnez-leur vous-mêmes à manger… ! »

  1. UN MESSSAGE IMPORTANT POUR LES DISCIPLES

La multiplication du pain pour les cinq mille n’est pas seulement un miracle retentissant; C’est aussi une didactique à propos de notre rôle dans le développement du royaume de Dieu. Pour ce faire, les disciples ont été mis dans une situation embarrassante :

  • Le ‘’peu’’ salutaire ou la manifestation de la puissance de Dieu dans la faiblesse de l’homme

Lorsque Jésus prit « les cinq pains et les deux poissons, il leva les yeux vers le ciel, et les bénit. Puis, il les rompit et les donna aux disciples qui les distribuèrent à la foule… ! » Au lieu de conserver ce « peu » intact, Jésus en plus le rompt… ! Il nous est révélé par là qu’entre la bénédiction et la multiplication a lieu une fraction, telle que les pains l’ont subie. Bien-aimés, avant qu’il n’y ait bénédiction, il faut qu’il y ait fraction ; c’est-à-dire partage ou offrande ou don ou charité.

Qu’importe la pauvreté des moyens lorsqu’ils sont placés sous la bénédiction divine. Les chrétiens sont invités à être les porteurs de cette bénédiction spirituelle qui passe aussi par les réalités humaines concrètes : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. »

Ce que Jésus nous demande, c’est de faire nôtre sa compassion et de croire en la puissance de sa bénédiction.

Tous les jours Dieu opère un miracle en produisant les moissons de la terre. L’homme cultive le sol et jette la semence, mais c’est la vie divine qui fait germer la semence. Ce sont la pluie, l’air et les rayons du soleil, envoyés de Dieu, qui font que « la terre produit d’elle-même, d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin le blé bien formé dans l’épi ». Mais les hommes ne donnent pas à Dieu la gloire due à son saint nom. Voilà pourquoi l’Apôtre Paul écrit : « Qu’est ce qui te distingue ? Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifie-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » 1 Cor 4 :7.

Nous ne devons pas nous plonger dans les difficultés en négligeant les moyens que Dieu nous offre et en abusant des facultés qu’il nous a accordées. Les ouvriers du Christ doivent suivre ses instructions à la lettre. Il s’agit de l’œuvre de Dieu.

  • En mission pour prendre soin du monde ‘’affamé’’/ la dimension sociale de l’Eglise : la lutte contre la pauvreté

Apporter ses ‘’cinq pains et deux poissons’’ : Le Seigneur nous exhorte : « Partage ton pain avec l’affamé », « rassasie l’âme défaillante », « revêts ceux qui sont nus », « recueille dans ta maison les malheureux sans asile ». Il nous a donné cet ordre : « Allez dans le monde entier et prêchez l’Evangile à toute la création. » Néanmoins il arrive souvent qu’en voyant l’immensité des besoins et la pauvreté des moyens disponibles notre courage fléchit et notre foi nous abandonne. Mais Jésus nous commande : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Son ordre équivaut à une promesse ; il est accompagné de la même puissance qui a rassasié la foule au bord de la mer. Ainsi ceux qui sont unis à Christ recevront de lui le pain de vie, la nourriture céleste, et la distribueront à d’autres.

  • A vous les nouveaux bergers du vaste troupeau de Dieu, qui allez recevoir l’onction pastorale

Les disciples servirent de moyens de communication entre le Christ et le peuple. Il y a là un puissant encouragement pour ceux qui sont, aujourd’hui, ses disciples et surtout ses oints. Aussi longtemps que nous transmettons, nous continuons de recevoir ; et plus nous donnons, plus nous recevons. C’est ainsi que nous pouvons constamment croire, nous confier, recevoir, et dispenser.

Si vous vous dirigez vers la source de toute puissance, les mains de la foi ouvertes pour recevoir, vous serez soutenus dans notre œuvre, même au milieu des circonstances les plus défavorables, et vous serez à même de donner à d’autres le Pain de vie.

Retenez bien ceci : avec le Seigneur, l’ouvrier méritera toujours son salaire. Le peuple de Dieu verra votre travail et spontanément vous soutiendra. Le méthodiste n’est pas ingrat; encore moins le Dieu que vous avez pris l’engagement de servir en toute connaissance de cause.

  • La bonne organisation et la bonne gestion des ‘’pains’’ pour une sécurité alimentaire efficiente

 Non seulement il y avait du pain à satiété, mais la bonne organisation (groupe de 50 personnes) et la bonne gestion ont permis de recueillir 12 paniers restant de pains. Ce sont là deux facteurs essentiels pour lutter contre la faim et subséquemment, contre la pauvreté.

  • Le Seigneur a donné instruction aux disciples de faire asseoir les personnes par groupes de 50. Une bonne sinon une meilleure organisation est l’une des clés de bases pour vaincre la faim et la misère.

  • Le Seigneur a fait recueillir le reste des pains qui était de 12 paniers, alors qu’il pouvait multiplier chaque jour du pain pour ceux qui le suivaient et l’écoutaient. Belle leçon de gestion, le Christ nous invite à bien gérer les ressources qu’il nous accorde, tant pour la vie que pour l’œuvre.

  1. QUEL MESSAGE POUR NOUS, DISCIPLES DE CHRIST AUJOURD’HUI

Bien-aimés, prenons garde à la manière dont nous travaillons dans l’Eglise de Jésus-Christ. De la sorte, le souverain Maître à son retour pourra dire à chacun d’entre nous ‘’ bon et fidèle serviteur, bon et fidèle servante, entre dans la félicité de ton Seigneur.’’ Amen !

Prenons garde à la manière dont nous gérons l’argent de Dieu car l’argent de l’Eglise appartient à Dieu.

Bien-aimés, que nul ne soit privé du Royaume de Dieu à cause de quelques billets ni même pour beaucoup de billets, ni pour quelques glorioles.

CONCLUSION

 Par ce miracle, le Seigneur montra à ses disciples leur part de responsabilité dans l’œuvre divine. Il les avait appelés à être des pêcheurs d’hommes ; et il leur demande maintenant de s’en occuper concrètement en fournissant le nécessaire pour rassasier leur faim. Nous en retiendrons trois points essentiels :

1)  Il faut être sensible aux besoins d’autrui, et se laisser gagner par la compassion.

             2) Le croyant a une responsabilité morale de servir ses semblables : ‘Donnez-leur,      vous méthodiste, à manger avec ce que vous avez’.

3) Le croyant doit apprendre à faire confiance à Christ.

Dieu bénisse tous ceux qui donnent dans la foi et l’obéissance

Dieu bénisse son Église et la communauté méthodiste. Amen!

Très Rév. Pasteur Michel LOBO

RESOLUTIONS ET RECOMMANDATIONS

  1. RESOLUTIONS

AU TITRE DE L’ADMINISTRATION CENTRALE

  1. Que chaque District et Structure de l’EMUCI promeuve un projet lié à la Sécurité Alimentaire et que les résultats apparaissent dans les rapports de la 14ème Conférence.
  2. Qu’un réseau de commercialisation des produits vivriers soit mis en place dans le cadre de l’approvisionnement et de la disponibilité Alimentaire.
  3. Que les Districts et Structures de l’EMUCI fassent l’inventaire de tous les projets agricoles, immobiliers et commerciaux existants ; et que l’évaluation soit présentée à la 14ème Conférence.
  4. Qu’une hymne soit proposée par le Directoire Musical National afin de créer l’engouement et l’adhésion des méthodistes au concept de Sécurité Alimentaire
  5. Que le principe de changement de statut des Districts Missionnaires en Districts Ordinaires soit adopté sur la base de critères définis par le comité de découpage de la Conférence.
  6. Que le principe de changement de statut des Districts Missionnaires en Districts Ordinaires soit adopté sur la base de critères définis par le comité de découpage de la Conférence.

AU TITRE DES DISTRICTS

GRAND-BASSAM      

  • Que le Secteur d’Allosso dans le Circuit d’Alepé soit érigé en Circuit.
  •  Que le Secteur de kossandji soit érigé en Circuit et qu’un pasteur y soit affecté.

ABOBO

  • Que le Circuit d’Anyama soit érigé en District Ordinaire                                                    

ADZOPE                                                                                        

  1. Que le Secteur d’ASSIKOI soit érigé en Circuit
  2. Que le Secteur d’AGOU soit érigé en Circuit
  3. Que le Secteur d’AFFERY soit érigé en Circuit
  4. Que le Secteur de BIEBY soit érigé en Circuit.

GRAND-LAHOU

  1. Que le secteur B. Kpanda soit érigé en circuit et qu’un Pasteur y soit affecté.

GAGNOA

  1. Que le Secteur Missionnaire de Méagui soit rattachée au District missionnaire de San-Pédro.
  2. Qu’un poste pastoral soit créé dans le Secteur Missionnaire de Guédéyo

ABOISSO       

  1. Que le Secteur de Koffikro soit érigé en Circuit.

AU TITRE DU MOUVEMENT NATIONAL DES LAÏCS

    DIRECTION GENERALE DE LA COMMUNICATION (DGCOM)

  1. Que le recouvrement des créances des ventes du journal échos de l’espérance fasse désormais l’objet d’une ligne budgétaire au budget des districts au même titre que la contribution du projet Télé.    

AU TITRE DU CONSEIL DES MINISTERES

AUMONERIE AUX ARMEES                                                                                                                                                           

  1. Que la conférence autorise un rassemblement des militaires et paramilitaires ivoiriens méthodistes avec la participation des aumôneries sœurs des EMU d’ Afrique et d’ailleurs en vue de promouvoir notre aumônerie.

CONSEIL DES FINANCES ET DE L’ADMINISTRATION

CFA / FIMECO

  • Qu’un séminaire d’évaluation et de redynamisation de la FIMECO soit organisé

  1. RECOMMANDATIONS

AU TITRE DE L’ADMINISTRATION CENTRALE

AU TITRE DU MOUVEMENT NATIONAL DES LAÏCS

RECENSEMENT ET STATISTIQUES

  1. Que la dénomination COMNASRI « Commission Nationale de la Statistique, du Recensement et de l’Informatique » soit remplacée par COMRES « Comité Méthodiste du Recensement et de la Statistique ».

COMITE D’ORGANISATION           

  • Que le programme des différentes activités à mener soit mis à la disposition du Comité d’Organisation de sorte à éviter l’amateurisme dans les organisations.

DEPARTEMENT DE LA JEUNESSE ET DES MOUVEMENTS ASSOCIATIFS

  • Que la Conférence mette à la disposition du Département de la Jeunesse, un véhicule de commandement pour faciliter le déplacement.

DIRECTION DE LA COMMUNICATION

  • Que dans chaque Église ou temple de l’EMUCI soit affichée désormais  et ce chaque année,  une banderole  ou visuel avec le thème de l’année à l’instar des  affiches  ou visuels  des moissons.
  • Que les chargés de communication dit « COCOM » soient instituées en de véritables comités de communication et reconnus comme tel par l’Eglise.

DEPARTEMENT DES TIC   

  • Que tous les Pasteurs, Ouvriers et Responsables laïcs de la Conférence et des Districts utilisent désormais les adresses emails professionnelles en lieu et place de leurs adresses privées pour garantir et sécuriser les informations au sein de l’EMUCI au plus tard fin juin 2018.

AU TITRE DU CONSEIL DES MINISTERES

DEPARTEMENT DE TRADUCTION DE LA BIBLE           

  • Que l’EMUCI participe aux activités de SIL Côte d’Ivoire et soutienne la SIL et l’ABCI en prière, en numéraire et en nature.
  • Que les églises locales autorisent 2 membres à suivre la formation des formateurs en alphabétisation à la SIL Côte d’Ivoire.

DEPARTEMENT DE L’EDUCATION FAMILIALE 

  • Que l’attestation de fin de formation signée par le pasteur local et le COMEFA local soit délivrée aux couples avant toute bénédiction nuptiale.

  1. Que les Surintendants poursuivent et achèvent les nominations des responsables de COMEFA dans les Districts et Circuits.
  2. Que les procédures de conciliation et d’autorisation de remariages telles que prévues par le Livre Bleu des Règlements Généraux, titre 2, du chapitre 7, article 65 à 68, soient scrupuleusement respectées par tous les fidèles de l’EMU-CI.

AUMONERIE DES HÔPITAUX, CLINIQUES, PRISONS, MAISONS DE DETENTION

  1. Que les Surintendants poursuivent et achèvent les nominations des responsables à l’Aumônerie des Hôpitaux, Cliniques, Prions, Maisons de détention dans leurs Districts.

AUMONERIE AUX ARMEES           

  1. Que tous les Districts soient pourvus d’aumôniers en vue de l’encadrement des militaires et paramilitaires.

ORGANISATION DES PREDICATEURS

  1. Que la traduction des cultes en langue des signes pour les sourds-muets soit autorisée.
  2. Que l’Eglise prévoit des bibles en écriture braille pour les aveugles.

AU TITRE DU CONSEIL DES FINANCES ET DE L’ADMINISTRATION

COMITE DE GESTION DES PLANTATIONS SOKROGBO

  1. Qu’une personne physique soit désignée par la conférence pour l’immatriculation des plantations.

  1. Que le problème de virement des fonds également soit résolu.
  2. Que des logements soient construits pour permettre une présence humaine sur les plantations pour dissuader  les voleurs éventuels.

Fait à Abidjan, le Dimanche 18 Mars 2018

Pour la 13ème Conférence Annuelle Ordinaire


[1] Aptitude d’un individu à se construire et à vivre de manière satisfaisante en dépit de circonstances traumatiques.

[2] GNOMUS, Revue scientifique pluridisciplinaire de l’Université Méthodiste de Côte d’Ivoire, N°1, P9, 2017

[3]Néologisme pour désigner ce qui vient de la trompette.

[4]Du grec logos, parole et rhein couler et signifiant la verbosité intarissable.